Enseignants réfractaires aux TICE

lundi 23 juin 2008
par  Éric CHENAVIER
popularité : 11%

De toute évidence, de nombreux enseignants n’intègrent pas ou très peu les TICE à leur pratique professionnelle, et ce malgré la demande institutionnelle que représente le B2i.

Les arguments les plus fréquemment entendus par les formateurs TICE sont classés ci-dessous selon quatre catégories :

1- Compétences techniques ou pédagogiques de l’enseignant
=> Appréhension, demande de formation, de temps pour s’investir

  • C’est trop dangereux d’aller sur internet.
  • J’ai besoin de formation pour avoir un usage de cet outil dans le cadre de ma pédagogie ?
  • J’attends que l’Education Nationale me forme.
  • Je n’ai pas le temps d’essayer les logiciels qui pourraient être intéressants.
  • Je n’arrive pas à penser Informatique, ou L’informatique, c’est pas mon truc !
  • Je ne sais pas quoi faire.
  • Je n’enseigne pas au CM2.
  • Je n’enseigne pas au cycle 3.
  • Je suis nul(le) en informatique.
  • Moi, avec tous ces virus...
  • Pas assez de temps pour préparer des choses en plus.
  • Tu sais, il (elle) débute dans le métier, il (elle) a d’autres priorités !

2- Fonctionnalités de l’équipement
=> Emplacement des ordinateurs, pertinence du matériel et des logiciels, maintenance et problèmes techniques

  • Ah bon ? On a ce logiciel dans nos ordinateurs ?
  • C’est impossible avec un seul ordinateur dans la classe.
  • C’est impossible, nous n’avons pas de machine.
  • Il n’y a pas assez d’ordinateurs dans la salle informatique pour que je puisse y amener ma classe.
  • La salle informatique est trop petite.
  • Le parc informatique est trop hétérogène.
  • Le réseau est toujours en panne.
  • Les logiciels sont trop chers.
  • Les logiciels sont trop nuls.
  • Les ordinateurs ne sont pas connectés à Internet.
  • Les ordinateurs plantent toujours.
  • Les ordinateurs sont trop vieux.
  • Ma classe est trop petite.
  • Moi, j’ai un Mac à la maison, et les ordis de l’école ne sont pas à la hauteur.
  • Nous n’avons pas de machine, enfin si, une, elle se trouve dans le bureau du directreur(trice).
  • On n’a pas assez d’ordinateurs.
  • Si un des ordinateurs rencontre un problème, je ne saurai pas quoi faire.

3- Organisation
=> Gestion du groupe classe, intégration aux activités usuelles

  • C’est impossible maintenant qu’on n’a plus d’emploi jeune.
  • Ce sont les mêmes élèves qui finissent leur travail en premier, donc ce sont toujours les mêmes qui ont accès à l’ordinateur.
  • Ce sont toujours les mêmes élèves qui monopolisent l’ordinateur.
  • Je n’ai pas le temps, l’emploi du temps est trop chargé.
  • Je n’arrive pas à intégrer l’ordinateur à ma pédagogie.
  • Les élèves en savent plus que moi.
  • Si un élève est devant l’ordinateur de la classe, pendant ce temps-là, il ne va pas suivre ma leçon.
  • Tant qu’il n’y aura pas une salle informatique dans l’école... ou son contraire : Tant que les ordinateurs ne seront pas en fond de classe...

4- Attitude des élèves
=> Report sur les élèves d’une déficience liée aux domaines précédents

  • Les élèves mettent le bazar sur le bureau, on ne s’y retrouve plus.
  • Les élèves ne sont pas assez autonomes.
  • Les élèves saisissent trop lentement.
  • Les élèves se disputent pour aller sur l’ordinateur.
  • Les enfants sont trop jeunes pour faire de l’informatique.
  • Les enfants utilisent suffisamment l’ordinateur à la maison.

Hors sujet parce non exprimé directement par des enseignants

  • 90 % des étudiants ingénieurs informaticiens sont des hommes, 80 % des enseignants du premier degré sont des femmes... te fatigue pas.
  • Combien connaissez-vous d’IEN qui demande, lors d’une inspection, qu’on lui montre une activité incluant des TICE ?
  • La transversalité qui éloigne des disciplines bien cernées et le refus d’abandonner la pratique frontale sont des freins puissants.

Et si on réfléchissait aux réponses qui pourraient être apportées... ?


Commentaires  Forum fermé