Paroles de FTICE, Saison 1, Épisode 11...

dimanche 19 janvier 2014
par  Pierre MARIE
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Paroles de FTICE1D - 11

Les formateurs TICE du premier degré sont présents dans toutes les académies. Localement, on les nomme ATICE, IAI, EATICE, CTICE, EMALA, FIP, PRI, MAI, CTTICE etc
Leurs missions, très diverses, dépendent de la politique et des priorités de l’EN, de la politique des villes, du déploiement de matériel, des objectifs de la formation académique, des actions de l’IEN et de la géographie de leur département (zone rurale, urbaine, montagneuse…).
Les FTICE1D sont des professeurs des écoles avec ou sans CAFIPEMF. Ils exercent leurs missions à mi-temps ou temps plein. Leur nombre, d’un département à l’autre, est très variable.

Le développement des TICE dans le Premier Degré dépend en grande partie d’eux.
Au quotidien dans les classes, dans les écoles, dans les circonscriptions, ils explorent, adaptent, Ils suscitent, ils motivent, ils forment, animent, accompagnent.
Plus le numérique se développe et plus ils sont sollicités, dans les écoles, dans les circonscriptions et dans les académies.
Depuis plus de vingt ans, le numérique réserve de plus en plus de surprises et de nouveautés.

Des FTICE prennent la parole et parlent de leur travail.

Voici un onzième témoignage.
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“ATICE depuis dix ans, j’ai vu des évolutions de nos missions, de notre équipe, dix actuellement dans notre département.
Notre mission pédagogique, à laquelle je tiens beaucoup, s’est parfois effacée devant des injonctions de l’administration (époque de la mise en place de Base Elèves) qui nous ont mis dans des situations difficiles et parfois brutales, dans tous les cas tendues, face à nos collègues qu’il fallait "former", qu’ils soient d’accord ou non. Le seul avantage a été de pouvoir connaître à cette occasion tous les directeurs-trices de nos secteurs ! Ce fut cependant une période sombre…

Nous sommes de nouveau sur des missions au service des élèves et des équipes de circonscription. L’évolution de ces dernières années a été rapide, et les questions, recherches autour de ces outils pas comme les autres ont déferlé.
Les usages personnels commencent à devenir courants. Il est fini le temps où on voyait la peur de collègues face à la confrontation d’un ordinateur.
Il y a eu la vague ENR, dans laquelle nous avons du plonger, avec un accompagnement fort des mairies et des école rurales. Un rapport a reconnu notre rôle dans la réussite de ce plan, mais cela s’est arrêté là.
Maintenant, c’est la FAD, les tablettes, il faut accompagner, conseiller, créer, …tout en essayant d’être toujours un peu plus en avant, pour suivre cette évolution incroyable.

Je me sens un peu hybride, face à ces rôles qui sont difficiles à définir, on le voit dans les discussions. Techno-pédagogue ?”