Paroles de FTICE, Saison 1, Épisode 15...

mardi 21 janvier 2014
par  Pierre MARIE
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Paroles de FTICE1D - 15

Les formateurs TICE du premier degré sont présents dans toutes les académies. Localement, on les nomme ATICE, IAI, EATICE, CTICE, EMALA, FIP, PRI, MAI, CTTICE etc
Leurs missions, très diverses, dépendent de la politique et des priorités de l’EN, de la politique des villes, du déploiement de matériel, des objectifs de la formation académique, des actions de l’IEN et de la géographie de leur département (zone rurale, urbaine, montagneuse…).
Les FTICE1D sont des professeurs des écoles avec ou sans CAFIPEMF. Ils exercent leurs missions à mi-temps ou temps plein. Leur nombre, d’un département à l’autre, est très variable.

Le développement des TICE dans le Premier Degré dépend en grande partie d’eux.
Au quotidien dans les classes, dans les écoles, dans les circonscriptions, ils explorent, adaptent, Ils suscitent, ils motivent, ils forment, animent, accompagnent.
Plus le numérique se développe et plus ils sont sollicités, dans les écoles, dans les circonscriptions et dans les académies.
Depuis plus de vingt ans, le numérique réserve de plus en plus de surprises et de nouveautés.

Des FTICE prennent la parole et parlent de leur travail.

Voici un quinzième témoignage.
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CT.TICE à plein temps sur deux circonscriptions, avec des projets départementaux ponctuels.

Lundi matin :
Pour une fois, la semaine commence en douceur avec du travail au bureau : préparation de l’animation TBI/ENR du mercredi de la semaine prochaine (sans cafipemf) et mise en ligne des derniers articles du site de mes circonscriptions sous Typo. Je prends également un temps pour répondre aux nombreux mails en attente, que je n’ai pas eu le temps de faire pendant mon travail du week-end dernier.
Lundi midi :
Direction une école pour une mini formation avec des collègues sur le livret numérique en élémentaire. Didapages et autres Audacity seront passés en revue à l’occasion de ces deux heures octroyées. Je suis accueilli à bras ouverts par des collègues demandeurs. Et ça, cela vaut tout l’or du monde. Ils sont ravis ; ils pourront remettre en place leur projet initial interrompu avec leurs classes.
J’en profite pour vérifier le nouveau serveur installé par un prestataire externe. Serveur, avez-vous dit ? Quand aucune sécurité n’est installée et qu’aucun répertoire partagé n’est accessible ? J’arrive à nouveau à me demander si certains prestataires peu scrupuleux ne profitent pas des méconnaissances techniques de certaines communes rurales. Heureusement ce n’est pas toujours le cas. Rendez-vous est pris pour parfaire la sécurité et affiner le serveur pour une utilisation pédagogique.
Retour par la case inspection puis, en fin d’après-midi, animation là encore sur le livret numérique, un hasard, en maternelle cette fois-ci. J’oublie à nouveau que le cafipemf n’est pas mien, pour dispenser un discours que j’espère adapté, tantôt technique, tantôt pédagogique pour un public demandeur.
Leur classe de neige verra ainsi la production de quelques livrets, que nous mettrons en ligne sur le blog de l’école, dont l’ouverture vient d’être décidé après échanges pédagogiques motivés.
18H45 je rentre chez moi, il doit bien me rester quelques mails à traiter encore.

Mardi matin :
Direction une commune avec serveur pédagogique, précédemment installé par mes soins avec une distribution Linux. Le raid ne fonctionne pas correctement. C’est une série en ce moment. Par bonheur j’arrive à re-paramétrer l’ensemble après deux heures de recherche, et un soulagement m’emplit lorsque le directeur esquisse un large sourire ! Il m’apprend qu’il pourra partir prochainement à la retraite avec l’assurance d’une salle opérationnelle pour son successeur. Malgré ma 7ème année comme Ctice (à mi-temps puis à temps complet), il doit bien me rester près de trente ans avant une retraite bien méritée. Note pour plus tard : je me dis qu’il serait de bon ton que mes compétences de Ctice puissent un jour être reconnues à leur juste valeur.
Bref, direction une école non loin de là pour installer les logiciels pédagogiques sur deux postes de la maternelle. Je découvre que les prises internet viennent d’être mises en place suite à une préconisation précédente : installation du proxy. J’engage le dialogue avec les collègues pour leur donner quelques pistes d’utilisations en classe.
14H00 Je mange enfin.
Mardi après midi :
Direction la commune à côté où plus rien ne marche, semble-t-il. J’arrive à mettre à plat le réseau et découvre deux problèmes. Le boitier CPL émetteur côté maternelle vient de tomber en carafe et provoque la non connexion. Je le change et en profite, dans le même temps, pour installer les logiciels sur les postes maternelle. C’est l’occasion à nouveau de développer l’utilisation pédagogique avec les collègues. Le temps de partager une succulente truffe proposée par les gentils collègues et je bascule côté élémentaire. Un des switchs derrière la box a rendu l’âme. Je recâble l’ensemble et reconfigure tous les postes de la classe mobile avec une IP fixe. Ça remarche du tonnerre. Mais un problème TBI me laisse plus pantois. Je ré-installe les drivers et recâble l’USB mal enclenché. Le stylet semble néanmoins à la peine et la batterie probablement hors service. Le directeur doit la changer et je reviendrai faire les tests. A suivre.

Mercredi matin :
Installation des sept postes pour des CP/CE1 d’une commune rurale au fond du département. La configuration est vraiment minimaliste et aucun OS n’est installé. Le lecteur CD m’empêche d’installer un Edubuntu plus gourmand en mémoire. J’en profite pour installer un Lubuntu bien plus léger et à même de leur permettre de participer au défiweb et autres rédactions numériques.

Jeudi matin :
Un collègue rencontre des difficultés avec les sites Eva web et la mise en charte graphique. Étant donné le nombre de fois qu’il me dépanne, je me dois bien entendu de lui faire rapidement un tutoriel pour la modification des CSS.
J’en profite pour répondre aux derniers mails pour Base Elèves et l’ouverture de sites d’école.
Jeudi après midi :
Direction une école nouvellement dotée d’un TBI, treize postes en salle informatique et un serveur. Malgré le conseil apporté initialement à la mairie, force est de constater que l’installation du serveur par un prestataire externe n’a pas été correctement réalisée. Après un conseil complémentaire, le dit prestataire est revenu affiner son serveur Windows et le câblage TBI, dixit ce dernier au téléphone. Tout est donc bon pour l’animation du soir. Mais le répertoire partagé est inaccessible et le câblage du TBI non finalisé. Restons zen :)
Sous l’oeil amusé de la directrice, je passe une heure à installer le TBI et brancher les câbles adéquats, tout en finalisant le paramétrage du serveur, au téléphone avec le technicien. Lueur de lucidité, je pense à accrocher à l’aimant le stylet trois quarts d’heure avant l’animation pour qu’il se recharge. Ouf ! Dix minutes avant l’heure H, tout est installé et l’animation peut se dérouler dans une ambiance agréable.
19H00 Je rentre chez moi et je n’ouvrirai pas mes mails ce soir, j’ai besoin de souffler en famille !

Vendredi :
Je prends enfin le temps d’échanger avec les CPC que je ne vois qu’en coup de vent.
J’appelle une école où j’ai commencé l’installation d’un nouveau serveur Linux. La classe mobile flambant neuve n’a pas été bien préparée par le fournisseur. La mairie l’a mis en demeure pour modification de l’installation. Il me faut donc attendre qu’il revienne pour que les postes soient en charge, afin d’affiner l’intégration des postes. Chouette, je vais enfin pouvoir prendre du temps de sortir ma tablette graphique et de m’adonner aux dessins et design d’une production éducative numérique d’envergure en préparation.
17H00 fin de journée… je me dis que ce serait bien de préparer prochainement ma parole de FTICE.