Actes de séminaire national

vendredi 2 novembre 2007
par  Élisabeth HORDEQUIN
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Ce séminaire national s’est tenu à Poitiers, du 28 au 30 août 2006, dans le cadre d’une université d’été organisée par la DESCO (j’ignorais que la DESCO organisait ce genre de manifestation ! Je guette celle de 2008, je m’y inviterais bien..) .

Parmi les conférenciers invités : des IGEN, des IA-IPR, des documentalistes, on notera la présence de Jean-Pierre Astolfi -célèbre par ses travaux sur le statut de l’erreur- qui a fait une communication sur le savoir de l’information.

Au sommaire, entre autres, des conférences sur les problématiques suivantes :
- le travail collaboratif permet-il de construire des compétences ou des savoirs ?
- en quoi la maîtrise de l’information contribue-t-elle à la formation du citoyen ?
- l’éducation aux médias est-elle nécessaire à la réussite des élèves ?
- l’utilisation de tous les médias dans la construction des savoirs disciplinaires ;
- les TICE et la maîtrise de l’information ;
- ergonomie et usages des outils numériques.

Pour avoir un peu creusé le sujet lors de la rédaction de mon mémoire CAFIPEMF, le thème de ce séminaire m’interpelle à double titre : celui d’enseignante en premier lieu et celui de FTICE. Par tradition membre actif et militante de la galaxie Gutenberg, je navigue aujourd’hui dans un océan informatif qui fait appel à mes compétences de lecteur les plus pointues pour trouver, traiter et valider les myriades d’éléments récoltées lors de mes recherches.

Je suis donc confrontée, dans cette double posture, à cette même problématique vis-à-vis des élèves et des enseignants en formation : quelle maîtrise de l’information pour quelle citoyenneté ?

C’est par ailleurs une des attitudes attendues dans le pilier 4 du socle commun. La non-maîtrise de l’information serait-elle une cause de la fracture numérique, ou devrait-on plutôt parler de fracture cognitive ?

La même interrogation s’est posée à moi lors de l’écriture du mémoire au sujet du concept "d’e-exclusion" (on s’en pose de drôles de question dans cet exercice de style, c’est d’ailleurs cet aspect qui rend le CAFIPEMF intéressant)

Autre corrélat à la maîtrise de l’information : la recherche documentaire dont on connaît la résonnance auprès des enseignants qui la citent en premier dans les activités à mener avec les TICE. On sait bien pourtant combien cette activité est complexe et dévoreuse de temps en termes de préparation et d’organisation.. Je vous renvoie aux pages 27 et suivantes des actes qui abordent la question sous différents axes :

1) Tout individu est un chercheur d’information pour combler des besoins informationnels : cela rejoint ma propre analyse sur les activités de recherche souvent menées sur un registre "plaisir" (exemple : les dinosaures ou le cheval) mais qui ne répondent pas à un véritable besoin de savoir.

2) Tout individu est en interaction avec des environnements : vers un "savoir situé". Les BCD et bibliothèques sont un peu délaissées tant le réflexe Google est prégnant. La conduite de cette activité par l’enseignant peut donner lieu à des formes de travail différentes : groupes autonomes, pédagogie de projet...

3) Les formes de gestion de l’information : où se trouve l’information pertinente dont j’ai besoin ? Comment sélectionner les éléments qui répondent à mon besoin de savoir ? Comment communiquer le résultat de mes recherches ? Comment rendre l’information recueillie pérenne ?

4) Considérer l’information et les médias comme des vecteurs de modèles dominants de pensée : les médias ne sont pas neutres, il y a donc à faire acquérir à nos élèves (et aux enseignants parfois !) "une attitude critique et réfléchie vis-à-vis de l’information disponible" comme dit dans le socle commun.

La communication d’Alexandre Serres sur les "Trois dimensions de l’éducation à l’information" mérite une lecture attentive. Particulièrement le passage sur l’illusion techniciste qui consiste à penser que puisque la navigation sur Internet est si intuitive et que tout le monde se sert de Google, il serait superfétatoire de travailler et de former aux outils de recherche.

L’atelier consacré aux TICE et à la maîtrise de l’information (pages 139 et suivantes) aborde différents points qui nous concernent directement.

Devrions-nous inscrire dans nos missions la lutte contre "l’illectronisme" ? Il est fait mention d’un aspect majeur du vécu quotidien des classes : les usages que nos élèves font des TIC hors de l’école et les apprentissages empiriques qui en découlent.

Nous ne pouvons pas passer à côté d’une éducation à ces pratiques émergentes. Le reste de ce document est tout aussi intéressant. Les 152 pages qu’il comporte sont à lire avec le même regard attentif. Vous le trouverez en document attaché.

PS : ne focalisez pas sur la faute de frappe page 7 !



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